Gouvernement El Mansouri : nouvelles ambitions, mais quelle rupture ?

Le Maroc a un nouveau gouvernement, une nouvelle cheffe du gouvernement et une feuille de route pour les cinq prochaines années. Le 19 octobre, Fatima Ezzahra El Mansouri a présenté un programme ambitieux : croissance de 5 %, aides sociales renforcées, emploi des jeunes, réforme de la santé et de l’éducation, souveraineté énergétique et alimentaire.
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Éducation : Nabil Benabdallah peut-il réussir la réforme de l’école marocaine ?
Au Maroc, l’éducation reste l’un des grands chantiers inachevés : malgré les réformes successives, les difficultés d’apprentissage, le décrochage scolaire et les inégalités entre établissements continuent de peser sur l’avenir de millions d’élèves. À la tête du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, Nabil Benabdallah hérite d’un dossier particulièrement sensible. Le secrétaire général du PPS affirme vouloir poursuivre les réformes engagées, sans renier ses engagements politiques passés. La feuille de route du gouvernement El Mansouri fixe plusieurs objectifs ambitieux : généraliser le préscolaire, améliorer les apprentissages fondamentaux, étendre les écoles pionnières et atteindre le « zéro décrochage scolaire » en 2030. Mais entre les objectifs affichés, les moyens disponibles et la réalité des classes, une question se pose : le nouveau ministre peut-il transformer durablement l’école publique marocaine, ou devra-t-il, une nouvelle fois, composer avec les limites d’un système difficile à réformer ? https://lematin.ma/nation/education-benabdallah-reconnait-le-defi-sans-renier-ses-engagements-passes/371616
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Pourquoi la France est-elle au bord du chaos social ?                                           Crise politique, finances publiques sous tension, pouvoir d’achat, services publics fragilisés, colère des agriculteurs, malaise des classes moyennes : en France, les motifs de mécontentement s’accumulent et la confiance dans les institutions est mise à l’épreuve.
Derrière les conflits sociaux et les mobilisations, une question se pose : assiste-t-on à une succession de crises conjoncturelles ou à une fracture plus profonde entre les Français et leurs dirigeants ? La dette publique limite les marges de manœuvre budgétaires, tandis que les attentes restent fortes sur les salaires, la santé, l’école, les retraites et la protection sociale. Dans le même temps, la fragmentation politique complique la recherche de compromis. Alors, la France est-elle réellement au bord de l’explosion sociale, ou traverse-t-elle une crise de confiance qui pourrait encore trouver une issue politique ? Et surtout, quelles réponses peuvent éviter que la colère ne se transforme en blocage durable du pays ?
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Gouvernement et réseaux sociaux : faut-il déconnecter les moins de 15 ans ?
Le gouvernement marocain veut interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Une mesure annoncée dans sa nouvelle feuille de route, qui prévoit également d’interdire les smartphones dans les écoles primaires et de renforcer l’éducation numérique. L’objectif affiché est de protéger les jeunes contre le cyberharcèlement, les contenus inappropriés et les risques liés à une exposition excessive aux écrans. Mais comment appliquer concrètement une telle interdiction dans un pays où les réseaux sociaux occupent une place croissante dans la vie des adolescents ? Et alors que le nouveau gouvernement doit aussi répondre aux urgences de l’emploi, du pouvoir d’achat et de l’éducation, cette mesure est-elle une priorité, et surtout, est-elle la plus efficace ?

Invités: Salaheddine Nabigha, expert éducation et DG de Glory Edition et et Abdelghani Youmni, Économiste et spécialiste des politiques publiques
Franck Mathiau
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