Diplomatie marocaine : le temps de la réciprocité

Le Maroc veut redéfinir les règles de ses partenariats internationaux. Dans son discours du 9 octobre devant le Parlement, Mohammed VI affirme que le Royaume a consolidé sa position sur la scène internationale, mais qu’il est en droit d’attendre de ses partenaires la même fiabilité que celle dont il fait preuve. Le Roi vise notamment la coopération migratoire avec l’Espagne, dont il estime le modèle actuel arrivé à ses limites. Il annonce une nouvelle vision stratégique fondée sur le codéveloppement, la compétitivité économique et la stabilité régionale. Derrière ce message, une question : le Maroc cherche-t-il à faire évoluer ses relations extérieures d’une logique de coopération vers un véritable rapport de réciprocité ?
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Marché pétrolier : Trump peut-il faire baisser les prix sans renforcer Moscou ?
Donald Trump choisit le gasoil plutôt que les sanctions : le 9 octobre, le président américain annonce un accord avec Vladimir Poutine pour remettre plusieurs millions de tonnes de carburant russe sur les marchés. Objectif affiché : faire baisser les prix de l'énergie aux États-Unis, à quelques semaines des élections de mi-mandat. Mais cette décision pourrait aussi redonner de l'oxygène financier au Kremlin, alors que la guerre en Ukraine se poursuit. À Washington, des élus dénoncent un cadeau à Moscou ; en Europe, les responsables politiques redoutent une fracture du front occidental. Ce rapprochement énergétique peut-il réellement alléger la facture des automobilistes sans renforcer la position de Vladimir Poutine dans la guerre ?
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Andy Burnham peut-il faire machine arrière sur le Brexit ?
Dix ans après le référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni pourrait-il faire machine arrière ? Andy Burnham, le Premier ministre britannique, estime désormais que la sortie de l'Union européenne a fait plus de mal que de bien et refuse d'exclure une future réadhésion. En cause : les difficultés économiques, les barrières commerciales et le risque de voir l'industrie britannique marginalisée par une Europe qui se protège davantage. Mais si une majorité de Britanniques souhaite aujourd'hui un rapprochement avec Bruxelles, le retour dans l'Union européenne est loin de faire consensus. Le Brexit est-il devenu un échec politique que Londres veut enfin reconnaître, ou Burnham prend-il le risque de rouvrir une fracture qui a profondément divisé le pays ?
Invités: Jawad Kerdoudi, Président de l'IMRI, Institut Marocain des Relations Internationales, et Hafid Boutaleb, analyste géopolitique
Franck Mathiau
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